11 novembre 2009
La 7ème compagnie du 156 RI
Des hommes du 156ème RI de la 7ème compagnie, celle dans laquelle Abel MARCHAND a combattu.
Ils sont revenus de l'enfer, certains sont décorés de la médaille militaire, d'autres portent un brassard noir en souvenir d'un frère, d'un parent disparus ? Ils se sont sans doute croisés avec mon grand-oncle...
Des hommes unis derrière un même drapeau et derrière une chanson celle de leur régiment...
Publié par
Mary
0
commentaires
10 novembre 2009
L'Armistice
Le 11 novembre 1918, à Rethondes, à 5 heures du matin, l'armistice est signé, après cinquante et un mois de guerre. Les hostilités sont suspendues à 11 heures. « À 11 heures, dans toute la France, une traînée d'enthousiasme courut. Instantanément, Paris pavoise et s'enflamme. [...] Les gens ont le pas rapide, le cœur dans les yeux. Le canon tonne. Des cortèges se forment, pleins de pieds et de drapeaux. Les enfants envahissent les hommes. [...] On chante, on danse, sur les places, sur les toits... sur la guerre. »
(Joseph Delteil, Les Poilus : épopée)
****
LA FIN DU CAUCHEMAR
La foule emplit les boulevards
Est-ce bien vrai ? Les cloches sonnent
Le Bonheur luit dans tous les regard
Victorieux, les fronts rayonnent
(...)
Mais soudain dans ce grand Paris,
Un voile à mes yeux se déchire,
Le spectacle des coeurs meurtris
Vient dominer tout ce délire
De toutes part des malheureux,
Des peines, des larmes amères
Le noir cortège douloureux
Des innombrables pauvres mères
Ployés sous leurs sombres destins,
Après des heures enfièvrées
Les veuves et les orphelins
Cherchant des ombres bien-aimées
(...)
Oh ! Surtout n'oublions jamais
Ceux dont la gloire est immortelle
Ils se sont battus pour la Paix
Et, martyrs, ils sont morts pour elle
Célébrons de tout notre coeur,
La fin des longs jours de misère
Et que le spectre inspirant l'horreur
Cette guerre soit la dernière !
Edouard HANNECART
Paris, 11 Novembre 1918
Publié par
Mary
1 commentaires
Libellés : Les Chemins de ma Mémoire
8 novembre 2009
Blanche Maupas
Le téléfilm "Blanche Maupas" avec Roman Bohringer et Thierry Frémont, sera diffusé sur France 2 le 11 novembre à 20h35, pour le 91ème anniversaire de l'armistice de la 1ere guerre mondiale.
Ce téléfilm est basé sur l'affaire des caporaux de Souain, fusillés pour l'exemple lors de la guerre de 14-18. Il est ici question du combat d'une veuve, Blanche Maupas, pour sauver l'honneur et réhabiliter son mari Théophile Maupas, fusillé pour l'exemple. Dans son combat, elle a bénéficié de l'aide de la Ligue des Droits de l'Homme et de Maçons du Grand Orient de France.
En 1934, une Cour spéciale composée d'anciens combattants annule le jugement du 16 mars 1915 qui avait prononcé l'exécution de Théophile et de ses camarades. Ils sont réhabilités.
Fiche programme : BLANCHE MAUPAS BLANCHE MAUPAS Films - Histoire
Origine : Fra. (2009) Stéréo.
Scénario : Alain Moreau.
Réalisation : Patrick Jamain.
Distribution : Romane Bohringer (Blanche Maupas), Thierry Frémont (Théophile Maupas), Jean-François Garreaud (Albert), Sören Prévost (Vétard).
Date : 11/11/2009
Horaire : 20H35 - 22H05
Durée : 90 mn
Ce téléfilm est basé sur l'affaire des caporaux de Souain, fusillés pour l'exemple lors de la guerre de 14-18. Il est ici question du combat d'une veuve, Blanche Maupas, pour sauver l'honneur et réhabiliter son mari Théophile Maupas, fusillé pour l'exemple. Dans son combat, elle a bénéficié de l'aide de la Ligue des Droits de l'Homme et de Maçons du Grand Orient de France.
En 1934, une Cour spéciale composée d'anciens combattants annule le jugement du 16 mars 1915 qui avait prononcé l'exécution de Théophile et de ses camarades. Ils sont réhabilités.
******
Fiche programme : BLANCHE MAUPAS BLANCHE MAUPAS Films - Histoire
Origine : Fra. (2009) Stéréo.
Scénario : Alain Moreau.
Réalisation : Patrick Jamain.
Distribution : Romane Bohringer (Blanche Maupas), Thierry Frémont (Théophile Maupas), Jean-François Garreaud (Albert), Sören Prévost (Vétard).
Date : 11/11/2009
Horaire : 20H35 - 22H05
Durée : 90 mn
En été 1914, Théophile Maupas, instituteur de campagne, est mobilisé et rejoint le front. Des tranchées, il écrit de longues lettres à son épouse, Blanche, institutrice elle aussi. Début mars 1915, elle reste sans nouvelles pendant plusieurs jours, avant d'apprendre que Théophile a été fusillé pour l'exemple avec trois de ses camarades car ils auraient refusé, avec d'autres soldats, de monter à l'assaut. Blanche comprend aussitôt qu'on lui ment et décide de mettre au jour la vérité. Seule, elle recueille des témoignages et cherche des preuves. Elle veut que l'Etat reconnaisse sa culpabilité et réhabilite son mari. Peu à peu, elle mobilise l'opinion...
Discussion ici
Discussion ici
Publié par
Mary
0
commentaires
3 novembre 2009
Pour que leur Souvenir Vive
GARDONS LE SOUVENIR DE NOS GRANDS MORTS
On ne veut plus parler de leur sanglant calvaire
On n'ose plus citer que faiblement leurs noms
Maintenant que leur corps, broyé par les canons
Repose froid, là-bas, dans un humble suaire
Leurs exploits sont passés à l'état légendaire
Dans leur séjour nos Morts sentent nos abandons,
Leurs croix de bois pourtant sont autant de leçons
Que pour le bien de tous, l'on ne doit jamais taire.
Hélas ! l'oubli sévit et l'égoïsme est roi
Et vous avez raison mes chers compagnons d'armes,
D'éprouver frémissants d'émouvantes alarmes
Mais soyez toujours forts, rassurez votre foi,
Des coeurs pieux encor veillent sur votre gloire,
Et savent conserver votre pure mémoire
Edouard HANNECART
Chevalier de la Légion d'Honneur,
Médailler Militaire,
Croix de Guerre et Officier de l'Instruction Publique
si vous souhaitez d'avantage d'informations sur le Caporal Edouard Hannecart cliquez ici
Publié par
Mary
1 commentaires
6 octobre 2009
Les Poilus ont la parole
J'ai repris mes livres d'histoires et mon batôn de pélerin pour avancer encore et toujours dans mes recherches sur le parcours des combattants de 14-18.
Les 119ème, 28ème et 156ème Régiment d'Infanterie sont les régiments dans lesquels Abel François Victorien a combattu. Cependant, je n'exclus pas les autres et je fais mienne cette histoire qui a fauché, décimé tant de familles. Je vous invite à lire ici, un témoignage bouleversant, celui mis en ligne par une personne dont je viens de faire la connaissance, Anne Autin, toute aussi passionnée que nous le sommes.
Depuis bientôt un an que j'ai entamé ces recherches , j'ai rencontré des passionnés de l'histoire ou sur leur forum, j'apprends énormément, sollicite parfois les connaissances de ces "mordus" et reçois beaucoup via des infos complémentaires que seuls les aguerris peuvent me transmettre...Des amitiés se sont nouées et se nouent encore...
J'imagine nos poilus, alignés dans le coin de nos mémoires, la fleur au fusil et le sourire aux lèvres rêvant qu'ils ne sont pas morts deux fois tués par l'oubli.
Je vous fait part de ma lecture du mois qui m'aidera à avancer dans le lourd travail que je me suis fixé...
Merci encore à Xavier, Christian, Patrick et à Anne nouvellement rencontrée via la blogosphère.
Les Poilus ont la parole-Lettres du Front 1917-1918
Editions Complexe
Quatrième de couverture : 1917 : la guerre est à un tournant décisif.
Quel est l'état du moral des troupes dans les tranchées ? Paradoxalement, c'est grâce à la censure que l'on dispose de documents exceptionnels qui permettent de comprendre ce que fut la réalité du front.
À partir de décembre 1916, le service du contrôle postal reçoit l'instruction de sonder méthodiquement la correspondance de chaque unité combattante. Il ne s'agit plus pour l'année de seconder les services de contre-espionnage, mais de se donner les moyens de connaître l'état du moral des troupes.
Cette systématisation de la censure permet à l'état-major de se livrer à une étude rigoureuse de l'état d'esprit qui règne réellement au front. Pour la première fois, les lettres des poilus, recopiées par les services de la censure, sont livrées à la connaissance du public.
Jean Nicot ne s'est pas contenté de mettre au jour ces milliers de lettres, qui sont autant de témoignages sur la vie quotidienne au front et d'interrogations sur le bien-fondé de la poursuite de l' odieux carnage . Il a voulu remettre en perspective (historique, sociale et politique) cet immense matériel, restituant ainsi, quatre-vingts dix ans plus tard, la parole à tout un peuple citoyen dans la force de l'âge, étonnamment au fait des événements extérieurs.
A propos de l'auteur Conservateur en chef du patrimoine, Jean Nicot est spécialiste des archives de 1914-1918 au Service historique de l'Armée de terre à Vincennes, où il a publié l'Inventaire des archives de la Première Guerre mondiale, en sept volumes, de 1968 à 1995.
Sommaire :
AU SEUIL DU QUATR
IEME HIVER DE LA GUERRE (OCTOBRE-DECEMBRE 1917)
IEME HIVER DE LA GUERRE (OCTOBRE-DECEMBRE 1917) Les conditions matérielles, le courrier et les permissions
Le front
Les alliés
La lassitude des combattants
La grogne
Les désirs de paix
Le fléchissement du moral et l'offensive psychologique allemande (fin novembre-début décembre 1917)
Le maniement de la troupe est devenu plus délicat
Le moral de l'armée fin 1917 : un fatalisme confiant
UN HIVER D'ATTENTE (JANVIER-MARS 1918)
La paix en 1918 ? Les espoirs et rumeurs d'une paix prochaine
Un Verdun plus terrible se prépare
L'arrière tiendra-t-il ?
Lassitude et désir de paix
Ils ne passeront pas !
FACE AUX RUEES ALLEMANDES (PRINTEMPS 1918)
Les premiers chocs : batailles de Picardie et des Flandres
La dépression du moral (mi-avril-mai 1918)
La surprise de l'Aisne (27 mai 1918)
Barrer la route de Paris (la bataille du Matz, 9-15 juin 1918)
Les premiers chocs : batailles de Picardie et des Flandres
La dépression du moral (mi-avril-mai 1918)
La surprise de l'Aisne (27 mai 1918)
Barrer la route de Paris (la bataille du Matz, 9-15 juin 1918)
LA DELIVRANCE D'UN CAUCHEMAR (JUILLET-NOVEMBRE 1918)
La victoire
L'essoufflement (septembre-novembre 1918)
La délivrance
La victoire
L'essoufflement (septembre-novembre 1918)
La délivrance
Publié par
Mary
3
commentaires
31 août 2009
De Delphes à Olympie...

De retour d'un voyage dans le Péloponèse où j'ai interrogé la Pythie et invoqué les Dieux de la Mythologie pour de multiples raisons, j'ai décidé de poursuivre mon périple grec par quelques lectures sur le sujet.

Quatrième de couverture :
L'Europe et la culture occidentale sont nées, il y a un peu plus de deux mille quatre cents ans, au moment où un petit pays a inventé, presque d'un seul coup, la littérature, l'art, la philosophie et la politique: c'est cela le miracle grec.
Qui ne souhaiterait pouvoir disposer, avec un seul ouvrage, surtout s'il est de lecture facile et agréable, de ce qui fait l'essentiel du message de cette Grèce antique? Et qui, mieux que Jacqueline de Romilly, pouvait ainsi montrer au public le plus large combien cette culture grecque est vivante et actuelle?
Ses nombreuses publications, son combat incessant en faveur de l'enseignement du grec ancien, ont rendu le nom de Jacqueline de Romilly familier à tous.
Dans ce nouveau livre, elle a choisi la forme éminemment grecque du dialogue, pour raconter la Grèce et se raconter elle-même. Son interlocuteur est Alexandre Grandazzi, professeur de littérature latine à la Sorbonne.
Dans ces «Entretiens», qui ont toute la vivacité d'une vraie conversation, Alexandre Grandazzi interroge Jacqueline de Romilly sur tous les thèmes qu'elle a abordés dans l'ensemble de son oeuvre: sept chapitres, où abondent les formules particulièrement heureuses et dont l'humour n'est jamais absent, permettent à Jacqueline de Romilly de s'exprimer sur tous les sujets qui lui tiennent à coeur.
Fiche technique
Famille : Histoire thèmes et grandes périodes
Sous famille : Antiquité
Sous sous famille : Grèce
Reliure : Broché
Page : 266 p
Format : 23 x 16 cm
Poids : 406.00 g
ISBN : 2-87706-484-0
EAN13 : 9782877064842
et puis ce précieux "aide-mémoire" d'un ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, Agrégé de l'Université : Maurice Rat
Le rocher de la Sybille et le temple d'Apollon ©MMA quelques jours de la rentrée, je garde vivant en moi le souvenir de Mlle O courant sur le stade d'Olympie pour vénérer Héra (soeur de Zeus), la Sphynx qui me contemplaît d'un oeil malin au musée de Delphes, les stridulations des cigales et ces deux yeux dans la pierre semblant nous observer...
les yeux de la Pithye ? ©MM
autant d'images pour m'aider à supporter l'univers parisien que je subis parfois avec difficulté...
*Métèque :
Dans la Grèce antique, le terme de métèque désigne l'étranger domicilié dans une cité, autre que celle dont il est originaire. Il ne comporte alors aucune connotation péjorative.
Le mot, attesté à partir du VIe siècle av. J.-C., vient du grec ancien μετοίκος / metoikos, de oἶκος / oikos, « maison, habitation » et de μετά / meta, dont la signification reste sujette à débat : dans le sens « avec », le mot signifierait « qui habite avec (s.e. les citoyens) ». L'interprétation de meta dans un sens de changement est plus vraisemblable : le métèque est « celui qui a changé de résidence ».
Le mot, attesté à partir du VIe siècle av. J.-C., vient du grec ancien μετοίκος / metoikos, de oἶκος / oikos, « maison, habitation » et de μετά / meta, dont la signification reste sujette à débat : dans le sens « avec », le mot signifierait « qui habite avec (s.e. les citoyens) ». L'interprétation de meta dans un sens de changement est plus vraisemblable : le métèque est « celui qui a changé de résidence ».
Clin d'oeil musical : Georges Moustaki...un chanteur que j'admire énormévrai ;)
Publié par
Mary
8
commentaires
Libellés : Lecture et Voyage
9 août 2009
BLEU HORIZON
Bonjour à toutes et tous qui passez par ce blog de quelque manière que cela soit...la porte est ouverte et j'ai jeté la clé de cet espace virtuel ...
Mes recherches concernant mon grand-oncle Abel Marchand, suivent leurs pérégrinations diverses et variées. Je sillonne la France pour obtenir les informations manquantes. Des rencontres naissent de ces interrogations et quelques réponses voient parfois le jour...Des indices, des pistes rendent ce travail de fourmi passionnant...
Merci à Christian, Xavier, Vincent et Patrick pour leur aide précieuse...
Merci aussi au Conseil Général de l'Orne, à la Mairie de Randonnai, au Service de Santé des Armées pour leurs recherches et leur écoute bienveillante....
Je ne manquerai pas de vous en dire plus les mois à venir...
Mon été est ponctué de voyages et de lectures (voir mes liens page de droite).
J'essaye de varier les plaisirs et les genres mais le roman dont je vais vous parler a pour thème la guerre de 14-18, un livre que j'aurais eu plaisir à écrire...
BLEU HORIZON
En cette année 1902, Rose, institutrice à Angers, mariée et mère de deux filles, se trouve confrontée au passé.
Elle reçoit de plein fouet le choc de retrouvailles inattendues et l'émergence des souvenirs douloureux de ses seize ans. Dès lors, sa vie bien rangée éclate, pour aboutir, de tiraillements en dissimulations, à d'inacceptables choix... Quand elle pense avoir enfin trouvé la paix dans la résignation, l'annonce d'une guerre commence à inquiéter la population, puis se meut en tempête dévastatrice.
Dans la famille de Rose, les hommes, jeunes et moins jeunes partent les uns après les autres : Marguerite, sa fille aînée, attend l'enfant de Jean-François, le Dragon. Rose réaménage l'école en fonction des événements et organise sa vie entre ses deux grandes filles, partageant l'appartement déserté par son mari. L'enfant de Marguerite va naître dans ce contexte de guerre.
Entre-temps, le premier drame de la guerre aura endeuillé les trois femmes. Marguerite s'en va vivre à Villevêque où son grand-père, le vieux docteur Lethellier, a dû reprendre du service.
Rose accueille une famille de réfugiés avec qui elle se lie d'amitié, tandis que Sophie, sa fille cadette, annonce sa détermination à devenir infirmière..., puis son départ pour Verdun. Là-dessus arrivent les premières lettres du front, les premières nouvelles des chers combattants.
Le coeur de Rose, à nouveau est tiraillé. De Villevêque à Angers, Rose et Marguerite échangent les informations, partagent les douleurs des pertes.
Le vieux docteur pleure en silence la mort des jeunes gens...
L'inquiétude gagne chacun quant au sort des autres... Puis les premiers retours engendrent de nouvelles difficultés... Qu'en sera-t-il de la famille de Rose, à l'issue de quatre années terribles ?
L'auteur Isabelle Nail, psychothérapeute de profession, a su décrire dans ce roman de 284 pages, le poids des secrets familiaux dans une famille bourgeoise du début du 20 ème siècle, la passion plus forte que les codes sociaux, le patriotisme en demi teinte et les témoignages de ces soldats vivant un cauchemar quasi quotidien au front : dans les tranchées, lors des marches et contre marches et revenant pour la plupart meurtris dans leur chair et surtout dans leur âme.
Un roman bouleversant avec pour toile de fond la guerre pourvoyeuse de chair à canon...
Publié par
Mary
2
commentaires
Libellés : Les Chemins de ma Mémoire
Inscription à :
Messages (Atom)







